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Cette période de pandémie Covid-19 agite l’équilibre fédéraliste. En Suisse, les politiques culturelles présentent des missions, objectifs et tâches fort variables selon les cantons et les communes. Les statistiques fédérales font ressortir ces différences sous l’angle des moyens attribués. Ainsi, 50% du financement public vient des communes, 39% des cantons et 10.9% de la Confédération (2017) ; ces parts varient passablement selon les cantons. Les soutiens d’urgence octroyés par la Confédération et complétés par certains cantons et villes durant cette période de pandémie Covid-19 sont salutaires. L’occasion est donnée de revoir les tâches et de simplifier le cadre. 

Plus que jamais, l’efficience des politiques culturelles dépend de la coopération. C’est-à-dire la collaboration de plusieurs entités qui participent à un but commun. La complémentarité est ici de mise, ce que ne résolvent pas les principes de subsidiarité et d’opportunité sur lesquels s’appuient encore l’action publique. Aujourd’hui la coopération devrait relier les politiques culturelles des communes, des cantons, de la Confédération. Elle ne peut que renforcer leur sens et leur portée pour améliorer l’efficience des actions, désenchevêtrer les tâches, optimiser les soutiens aux bénéficiaires, encourager les collaborations entre les institutions et établir un cadre légitime en faveur des professionnel-le-s de la culture.